
Fragilisé par la contestation autour du projet FIFA Forward Enterprise, finalement abandonné, Gianni Infantino tente de reprendre la main. Selon les informations de RFI, le président de la FIFA est attendu ce mercredi 5 août 2026 au Maroc pour une réunion stratégique avec plusieurs hauts responsables de l’instance mondiale. Ceci, alors que son leadership fait face à une vague de critiques.
Infantino réunit ses proches collaborateurs à Salé
Selon des informations rapportées par RFI et l’AFP, Gianni Infantino doit présider une réunion d’urgence au siège africain de la FIFA, installé au sein du complexe Mohammed VI à Salé, près de Rabat. Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement tendu pour le patron de l’instance mondiale. Le projet FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait une ouverture de la FIFA à des investisseurs privés, a suscité une forte opposition au sein du football international avant d’être finalement mis de côté. Face aux critiques, Infantino cherche désormais à mesurer son niveau de soutien parmi les associations membres et à définir la stratégie à adopter pour la suite.
Une bataille d’influence engagée auprès des fédérations
Le président de la FIFA mène actuellement un important travail de lobbying auprès des fédérations afin de conserver leur soutien. L’Asie apparaît notamment comme une zone stratégique dans cette bataille d’influence. Selon plusieurs sources, Gianni Infantino chercherait à savoir s’il dispose encore d’un soutien suffisant, estimé à plus de 106 voix, avant de décider des prochaines étapes. Certaines fédérations ont demandé davantage de temps avant de se positionner, tandis que la Fédération suisse de football réclame un « échange personnel » avec le président de la FIFA avant de prendre une décision.
Des soutiens historiques commencent à vaciller
Si Gianni Infantino disposait d’un large soutien avant la Coupe du monde 2026, la situation semble avoir évolué ces dernières semaines. Plusieurs associations nationales ont pris leurs distances avec certaines orientations de la FIFA. Les fédérations anglaise et galloise figurent notamment parmi celles qui ont retiré leur soutien au projet. D’autres voix critiques se sont également élevées au sein du football international. Le prince Ali Al Hussein, président de la Fédération jordanienne de football, a notamment dénoncé certaines méthodes utilisées pour obtenir des soutiens, estimant qu’elles pouvaient « équivaloir à du chantage ».
Wenger et Grafström prennent leurs distances avec le projet
La contestation touche également l’entourage institutionnel de Gianni Infantino. Le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, ainsi qu’Arsène Wenger, responsable du développement du football mondial à la FIFA, ont exprimé des réserves concernant le projet FIFA Forward Enterprise. Ces prises de position renforcent la pression autour du président de l’instance mondiale, contraint désormais de convaincre ses alliés et de restaurer la confiance.
Vers une remise en question de la gouvernance de la FIFA ?
Au-delà du projet abandonné, certains responsables européens plaident désormais pour une réforme plus profonde de la gouvernance de la FIFA. Des voix réclament notamment une évolution du rôle du président, avec le passage d’un modèle centré autour d’un président tout-puissant vers une organisation davantage contrôlée par un conseil de direction renforcé, avec plus de mécanismes d’équilibre.
À quelques mois des prochaines grandes échéances du football mondial, Gianni Infantino joue donc une partie importante de son avenir politique à la tête de la FIFA.
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