
À travers son road trip panafricain Destination Morocco 2025, organisé avant la CAN 2025, l’entrepreneur africain Zelkifli Ngoufonja a voulu faire de la Coupe d’Afrique un moment de connexion continentale. Au-delà des stades et des résultats sportifs, cette initiative visait à révéler la ferveur populaire, l’unité africaine et le rôle du Maroc comme carrefour du football africain.
Une CAN vécue avant le coup d’envoi officiel
PDG de Quick-Witted Management et initiateur du road trip, Zelkifli Ngoufonja a décrit la CAN comme « une grande fête africaine, une expérience humaine qui dépasse largement le cadre du football ». Invitée à l’émission YES WE CAN, il explique que l’idée de Destination Morocco 2025 est née dès l’attribution de l’organisation de la CAN au Maroc, avec pour objectif de faire vivre la compétition sur les routes du continent.
Un road trip à travers l’Afrique
Le convoi, composé de créateurs de contenu et de journalistes africains, a quitté le Bénin début décembre et traversé plusieurs pays avant d’entrer au Maroc le 22 décembre, via le poste frontalier d’El Guerguerat. Pour Ngoufonja, cette traversée du Sahara marocain représentait un moment fort, tant sur le plan géographique qu’humain : « Beaucoup d’Africains découvrent cette partie du Maroc pour la première fois », explique-t-il.
La ferveur populaire hors des stades
Sur la route, le road trip a permis d’observer la CAN à travers des scènes simples mais révélatrices : matchs de rue, rencontres avec des jeunes et échanges avec des familles locales. « En Afrique, le football réunit tout le monde. On peut être divisés sur beaucoup de sujets, mais quand il s’agit de football, tout le monde se retrouve », souligne Ngoufonja.
Arrivé au Maroc, il note l’hospitalité marocaine et la ferveur populaire dans les stades, les rues et les foyers : « Même quand il fait froid, la chaleur humaine marocaine fait oublier le climat », confie-t-il.
Le Maroc, hub du football africain
Selon l’entrepreneur, la CAN 2025 confirme le rôle du Maroc comme hub sportif continental. Le Royaume, habitué à accueillir de grands événements internationaux, a investi massivement dans ses infrastructures sportives, stades modernisés et complexes de haut niveau : « Beaucoup de fédérations africaines viennent jouer leurs matchs au Maroc, faute d’infrastructures homologuées chez elles. Le Maroc est devenu un carrefour naturel du football africain », observe-t-il.
Un levier d’unité et de coopération pour le continent
Pour Ngoufonja, la CAN dépasse le sport. Elle met en lumière les défis structurels africains, notamment la mobilité intra-africaine, encore complexe et freinant les échanges humains et économiques. « Ce qui manque à l’Afrique, ce n’est pas le potentiel, mais la confiance et la fluidité. Le football peut jouer un rôle pour lever ces barrières », affirme-t-il.
La compétition devient ainsi un outil de rapprochement Sud-Sud, permettant aux peuples africains de se rencontrer et de mieux se connaître : « Avant de connecter l’Afrique au monde, il faut connecter l’Afrique à elle-même », résume-t-il.
Une Afrique capable de raconter ses propres histoires
À travers #DestinationMorocco2025, Zelkifli Ngoufonja défend une vision optimiste du continent : valoriser ses initiatives et utiliser le sport comme levier d’unité et de développement. « Yes, we can. Si la volonté est là, l’Afrique peut lever ses barrières et avancer ensemble », conclut-il.
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