
Sacré champion la saison dernière, Dadjè FC traverse aujourd’hui une zone de turbulences aussi brutale qu’inattendue. À Aplahoué, l’euphorie du titre a laissé place à une réalité beaucoup plus sombre. La saison d’après est celle de tous les doutes.
La première partie du championnat avait déjà laissé apparaître des fissures. Résultats irréguliers, tensions internes, difficultés financières en toile de fond. La phase retour ne montre aucun signe d’amélioration. Bien au contraire, elle expose au grand jour les fragilités d’un club qui semblait pourtant solidement installé parmi les références du football béninois.
Dernier épisode en date, la démission express de Chitou Rachad. Nommé en début de semaine à la tête de l’équipe, l’ancien gardien des Écureuils n’aura dirigé que six séances d’entraînement, de mercredi à samedi matin. Le samedi soir, il annonce son départ. Aucun match sur le banc. Moins d’une semaine d’exercice. Un passage éclair qui symbolise l’instabilité ambiante.
En coulisses, la situation est décrite comme chaotique. Des joueurs ont été libérés ou poussés vers la sortie, des salaires accusent des retards, les caisses seraient quasiment vides et chaque déplacement devient un défi logistique. L’organisation sportive paraît paralysée par des tensions internes, notamment entre les deux directeurs généraux, engagés dans une guerre froide qui fragilise davantage la structure.
Le symbole le plus frappant de cette crise reste le premier match de la phase retour face à Coton FC. Ce jour-là, Dadjè FC débute la rencontre avec seulement huit joueurs sur la pelouse. Aucun remplaçant sur le banc. Une scène rare à ce niveau, qui illustre l’ampleur du malaise. Huit joueurs livrés à eux-mêmes, entre courage et résignation.
La question se pose désormais avec insistance. Dadjè FC peut-il terminer la saison dans ces conditions ? Le club, vice-champion puis champion du Bénin ces deux dernières années, risque-t-il un abandon pur et simple ? Ou une solution de dernière minute viendra-t-elle sauver l’institution du Couffo ?
Au-delà du terrain, c’est toute la crédibilité du projet qui est en jeu. Dadjè et sa société sportive, également engagée dans la distribution d’eau, devront rapidement clarifier leur gouvernance et stabiliser la situation financière s’ils veulent éviter une chute brutale.
Le champion est vacillant. Reste à savoir s’il trouvera les ressources pour se relever ou s’il s’enfoncera davantage dans une crise qui, déjà, paraît historique.
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