Les excuses de Kylian Mbappé n’ont pas mis fin à la controverse en Chine. Le Real Madrid et la Liga subissent désormais les conséquences de cette crise.
La polémique autour de Kylian Mbappé prend une nouvelle dimension. Le capitaine de l’équipe de France a présenté ses excuses après des propos liés à un mème le représentant avec le visage de Mao Zedong, ancien dirigeant chinois qu’il a décrit comme un dictateur. Le joueur a reconnu que ses propos étaient mal formulés et qu’ils avaient blessé des personnes en Chine et dans les communautés chinoises à travers le monde. La Liga a également présenté ses excuses. Le 28 octobre 2026, le Real Madrid a publié à son tour un message destiné au peuple chinois. Ces démarches n’ont cependant pas suffi à calmer la controverse.
Trois marques chinoises rompent avec Mbappé
Les conséquences commerciales sont déjà concrètes. Les groupes Mengniu, Shanghai Milkground et Eastroc Beverage ont annoncé la fin de leur collaboration avec l’attaquant français. Ces décisions fragilisent ses partenariats sur un marché important pour les grandes marques sportives.
Le Real Madrid privé de diffusion en Chine
La réaction touche aussi le football espagnol. Le groupe public China Media Group, qui supervise notamment CCTV, a suspendu la diffusion des rencontres de Liga et des publicités liées à Mbappé. De son côté, la plateforme Migu ne prévoit pas de retransmettre le déplacement du Real Madrid face au Racing Santander, programmé le 1er novembre. Selon Al Jazeera, Migu doit pourtant diffuser neuf des dix rencontres de Liga du week-end.
Les excuses suffiront-elles ?
La crise dépasse donc le seul joueur et touche l’image du Real Madrid ainsi que les intérêts commerciaux de la Liga en Chine. Le président de la Liga, Javier Tebas, a engagé des démarches auprès des interlocuteurs chinois pour tenter de limiter les dégâts. Le président de la Fédération française, Philippe Diallo, a pour sa part estimé jeudi que Mbappé devait pouvoir tourner la page après ses excuses.
À ce stade, les sources consultées confirment la rupture de partenariats et les suspensions de diffusion. En revanche, elles ne permettent pas de chiffrer précisément les désabonnements évoqués sur les réseaux sociaux ni de conclure à un boycott généralisé de tous les supporters chinois.




