Bénin manque le Mondial 2026 : le Nigeria brise le rêve​
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Bénin manque le Mondial 2026 : le Nigeria brise le rêve​

Le rêve était immense, la désillusion fut terrible. Le 14 octobre 2025 restera gravé comme le jour où tout s’est écroulé. À Uyo, devant un stade Godswill Akpabio en fusion, le Bénin a vécu son pire cauchemar. Un simple nul suffisait. Mais voilà : 4-0. Une claque monumentale qui a envoyé l’Afrique du Sud au Mondial et permis aux Super Eagles de se glisser in extremis vers les barrages. Le plus dur à avaler ? Les Guépards étaient premiers du groupe avant ce dernier match. Tout était entre leurs mains. Les supporters béninois qui suivaient la rencontre via 1xbet apk n’en croyaient pas leurs yeux — leur équipe s’effondrait précisément au moment où elle devait juste tenir le coup.

Un début catastrophique qui change tout

Dès la 3e minute, le cauchemar commence. Sur un ballon en profondeur de Samuel Chukwueze, Victor Osimhen exploite une perte de balle béninoise et ouvre le score. Ce but précoce bouleverse complètement le scénario. Obligés de se découvrir pour revenir, les Guépards s’exposent aux contre-attaques nigérianes. À la 37e minute, Chukwueze adresse un centre parfait au second poteau pour Osimhen qui double la mise de la tête.

Menés 2-0 à la pause, les Béninois savent que leur rêve s’éloigne dangereusement. L’Afrique du Sud, qui affronte le Rwanda dans le même temps, profite de la situation pour grimper en tête du groupe. Au retour des vestiaires, loin de se ressaisir, le Bénin continue de subir. Osimhen complète son triplé à la 50e minute sur un nouveau service de Moses Simon suite à un coup franc. Le 3-0 tue définitivement le suspense.

Dans le temps additionnel, Frank Onyeka enfonce le clou avec un quatrième but (90+1) qui permet au Nigeria de doubler le Burkina Faso au classement des meilleurs deuxièmes et de décrocher son ticket pour les barrages. Pour le Bénin, c’est la double peine : éliminé de la course à la qualification directe et privé des barrages pour un point.

Une campagne pourtant prometteuse

Pourtant, ça avait si bien commencé. Juin 2024, Abidjan, stade Félix Houphouët-Boigny. Cette même Nigéria qui allait plus tard briser tous les rêves prend une leçon : 2-1 pour le Bénin. Certes, Raphael Onyedika ouvre le score pour les Super Eagles à la 27e. Mais Jodel Dossou égalise rapidement, et juste avant la pause, les Guépards arrachent le but de la victoire. L’euphorie envahit le pays entier. Ce n’était pas qu’une simple victoire — c’était la preuve que le Bénin pouvait viser haut.

La suite semblait écrite d’avance. La FIFA sanctionne l’Afrique du Sud sur tapis vert, et soudain le Bénin se retrouve leader du groupe C. Tout souriait aux hommes de Gernot Rohr, l’ancien sélectionneur nigérian passé dans le camp d’en face. Le 10 octobre, nouvelle victoire au Rwanda (1-0), et voilà la ligne d’arrivée en vue. L’équation était simple : ne pas perdre à Uyo, et c’est le Mondial. Même pas besoin de gagner. Juste tenir. Mais le football est cruel avec ceux qui craquent sous la pression.

Tout semblait sourire à l’équipe de Gernot Rohr, ancien sélectionneur du Nigeria désormais passé de l’autre côté.

La victoire 1-0 au Rwanda lors de l’avant-dernière journée (10 octobre) renforçait encore les espoirs. À la veille du déplacement à Uyo, le Bénin contrôlait son destin : un simple match nul suffisait pour se qualifier directement pour le Mondial. Mais sur le terrain, la pression a été trop forte.

Steve Mounié : le message d’un capitaine dévasté

Dans un message émouvant publié après l’élimination, le capitaine Steve Mounié a exprimé toute la tristesse de l’équipe : « Une trêve internationale où nous sommes passés par toutes les émotions ! De la joie de notre victoire au Rwanda, à l’espoir de faire vivre une coupe du monde à toute la nation pour finir par une déception immense. C’est très difficile à accepter, il s’agit du rêve d’une vie, d’une carrière qui s’est envolé en quelques instants ».

L’attaquant de Brest poursuit avec lucidité : « Le temps est maintenant à la remobilisation car nous avons une coupe d’Afrique qui arrive à grand pas. Sachez que nous ferons tout pour hisser le Bénin très haut ». Ces mots témoignent du caractère des Guépards, mais aussi de l’immensité de la déception vécue.

Un conte de fées brisé

Le Bénin faisait partie des belles surprises de ces éliminatoires africaines. Petit pays de 13 millions d’habitants coincé entre le Nigeria et le Togo, le Bénin rêvait d’imiter le Cap-Vert, autre nation modeste qualifiée pour son premier Mondial. Les Guépards avaient les moyens de leurs ambitions avec un effectif constitué de joueurs évoluant en France et dans d’autres championnats européens.

La désillusion est immense pour les supporters béninois qui y ont cru jusqu’au bout. Dans les rues de Cotonou, Porto-Novo et Parakou, l’espoir avait laissé place à l’enthousiasme ces dernières semaines. Les drapeaux flottaient, les cafés débordaient de discussions enflammées sur les chances de qualification. Tout s’est écroulé en 90 minutes à Uyo.

L’Afrique du Sud profite de la débâcle

Pendant que le Bénin sombrait au Nigeria, l’Afrique du Sud déroulait face au Rwanda (3-0). Les buts de Thalente Mbatha (5e), Oswin Appollis (26e) et Evidence Makgopa (72e) offraient aux Bafana Bafana leur qualification pour le Mondial. L’Afrique du Sud retrouve ainsi la compétition pour la première fois depuis 2010, année où elle l’organisait chez elle.

Ironiquement, la défaite sur tapis vert infligée à l’Afrique du Sud en septembre par la FIFA avait propulsé le Bénin en tête du groupe. Mais sur le terrain, les Sud-Africains ont repris leurs droits au meilleur moment. Ils terminent avec 18 points contre 17 pour le Bénin et 17 également pour le Nigeria, second grâce à une meilleure différence de buts.

Maintenant cap sur la CAN 2025

Malgré cette cruelle désillusion, le Bénin doit rapidement se remobiliser. La Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc approche, et les Guépards y participeront après six ans d’absence. Ce sera l’occasion de montrer un autre visage et de prouver que la génération actuelle peut marquer l’histoire du football béninois.

Le sélectionneur Gernot Rohr dispose d’un groupe de qualité capable de réaliser un bon parcours continental. L’expérience douloureuse d’Uyo devra servir de leçon : à ce niveau, rien n’est jamais acquis, et seule la performance sur le terrain compte. Le Bénin a les moyens de briller en CAN et de préparer les prochaines échéances avec plus de maturité. Le rêve mondial attendra, mais d’autres rêves restent à portée de main.

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