Cameroun : « … Je suis un bon dictateur », Samuel Eto’o assume et réplique
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Cameroun : « … Je suis un bon dictateur », Samuel Eto’o assume et réplique

Lors d’un événement organisé par Digital B Agency, Samuel Eto’o a répondu sans détour aux critiques qui ont accompagné son mandat à la tête de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), notamment sur sa gestion financière. Fidèle à son franc-parler, l’ancien attaquant international a clarifié chaque point avec des propos précis.

Eto’o a d’abord lancé : « Quand je suis arrivé à la tête de la fédération camerounaise de football, je n’étais que l’ordonnateur des dépenses. L’ordonnateur ne touche pas l’argent, mais les gens veulent vous faire croire que lorsque le budget est validé, on prend l’argent et on vient déposer à la fédération. Nous avons un agent comptable. »

Il a ensuite expliqué le circuit institutionnel des fonds : « Les budgets sont montés par les équipes de la fédération, transmis au ministère des Sports. À l’époque, le ministère devait transmettre le budget au Premier ministère. Il y avait ensuite une réunion entre le ministère des Sports, la fédération et le Premier ministère où on défendait le budget sous l’arbitrage du Premier ministre. »

La FECAFOOT ne dispose pas librement des fonds comme certains le suggèrent

Sur la répartition du budget, Eto’o a ajouté : « Quand on vous dit que le budget est de 6 milliards, il n’est pas uniquement pour les joueurs. Quand les Lions se déplacent, c’est le Cameroun qui se déplace. Vous avez les frais de souveraineté du ministre des Sports, Amba Cam qui est l’ambassadeur là où les Lions vont séjourner, plusieurs services de sécurité, la Présidence, le Premier ministère, les finances… »

Il a aussi insisté : « Le président de la Fédération n’est pas dans ce budget mais on veut nous dire que l’argent que vous ne voyez pas, vous le détournez. »

Pour assurer la transparence, il précise : « J’avais dit qu’on paie uniquement par virement bancaire pour avoir une meilleure traçabilité à tous les niveaux. C’est quelque chose de simple, ça ne devrait même pas poser problème. »

Sur sa réputation d’autoritaire, Eto’o assume : « Je suis très ouvert aux critiques mais je ne vais pas passer du temps à écouter des gens qui se font de l’argent parce qu’ils vous mentent, vous manipulent. Ne me demandez pas ça. »

Et la phrase qui a marqué l’assistance : « Si c’est parce que je n’écoute pas ces gens que vous dites que je suis un dictateur, alors je suis un bon dictateur. »

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