
Le silence était pesant au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Dimanche soir, alors que le Maroc était tout proche de réaliser son rêve continental, tout a basculé sur un geste audacieux devenu fatal. Une panenka manquée dans les derniers instants de la finale face au Sénégal, un titre qui s’envole, et un homme laissé seul face à sa détresse : Brahim Diaz.
Malgré ses cinq buts inscrits dans la compétition, faisant de lui le meilleur buteur de cette CAN 2025, l’attaquant du Real Madrid est apparu profondément affecté après la rencontre. Le poids de cette occasion manquée, dans un pays où le football dépasse largement le cadre sportif, n’est pas passé inaperçu.
Le soutien de l’État au plus haut niveau
Loin des terrains, c’est au cœur de l’institution politique marocaine que la situation du joueur a trouvé un écho. Ce lundi, lors de la séance mensuelle des questions orales à la Chambre des représentants, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a tenu à adresser un message fort et solennel au numéro 10 des Lions de l’Atlas.
« J’ai un message spécial, car j’ai vu que Brahim Diaz était très affecté », a déclaré le chef de l’exécutif devant les députés. Un choix clair : privilégier l’apaisement et la reconnaissance plutôt que la critique, dans un contexte émotionnel particulièrement sensible.
« Il a été la révélation de cette CAN »
Aziz Akhannouch a tenu à rappeler l’essentiel du parcours de l’international marocain, refusant de résumer son tournoi à un penalty manqué. « En réalité, il a été la révélation de cette édition et le meilleur buteur », a-t-il souligné, insistant sur l’impact sportif du joueur tout au long de la compétition.
Le chef du gouvernement a également mis en avant la portée symbolique du choix de Brahim Diaz de représenter le Maroc, malgré les sollicitations et la pression internationale. « Il a choisi de lui-même d’intégrer l’équipe nationale et de porter le maillot du Maroc », a-t-il rappelé.
Un message au-delà du football
Dans une déclaration empreinte d’émotion, Aziz Akhannouch a conclu en adressant un message direct au joueur : « Tu n’es pas seulement entré dans l’équipe nationale, tu es entré dans le cœur de tous les Marocains. »
Un soutien institutionnel rare, révélateur de la place centrale qu’occupe le football au Maroc, mais aussi de la volonté des autorités de protéger leurs joueurs face à la pression extrême des grands rendez-vous. Pour Brahim Diaz, cette prise de parole officielle pourrait marquer le premier pas vers la reconstruction, après une finale cruelle mais un tournoi qui l’a définitivement installé comme l’un des visages forts du football marocain.
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