
Interview de Bouraima Imorou, Team Manager des Guépards
Journaliste : Quel est votre sentiment à la fin des matchs de poule ?
Bouraima Imorou : Après trois matchs, avec deux défaites et une victoire, soit trois points, le bilan n’est pas satisfaisant, mais il reste suffisant pour accéder au tour suivant. Le sentiment est donc partagé entre déception et espoir. Déception par rapport aux scores, mais satisfaction quant au contenu du jeu. On a vu une équipe du Bénin qui commence à mieux maîtriser le ballon et à produire du jeu, y compris face au Sénégal avec près de 47 % de possession. C’est une progression importante. Il faut toutefois continuer à travailler pour corriger certaines erreurs individuelles que nous avons payées cash contre le Congo et le Sénégal.
Journaliste : Évidemment, que s’est-il passé lors du match contre le Sénégal, surtout en seconde période ?
Bouraima Imorou : C’est tout simplement un match manqué, pour ne pas dire raté, surtout en deuxième mi-temps. La déception a été générale, notamment chez les joueurs. Mais il faut rappeler que nous affrontions le Sénégal. Nous savions que ce serait difficile, mais pas impossible. C’est une équipe très expérimentée, avec une obligation de résultat pour conserver la tête du groupe et éviter un gros adversaire en huitième de finale.
Ils ont exercé une forte pression jusqu’au bout. Nos joueurs ont tenu jusqu’à la 70ᵉ minute avant de craquer, en commettant des erreurs de concentration, de justesse et de réalisme. Le gardien sénégalais a également livré une très grande prestation. Le score est lourd, mais il ne reflète pas le contenu réel de la rencontre, qui aurait pu se terminer sur un score de parité (1-1), ou au pire 2-1.

Journaliste : Justement, ce 3-0 n’est-il pas humiliant ?
Bouraima Imorou : Non, ce n’est pas une humiliation. Même les grandes équipes subissent parfois de lourdes défaites avant de se ressaisir. Si l’on rejoue ce match, il peut avoir une autre issue.
C’est une expérience dont nous allons tirer des enseignements, surtout pour les jeunes joueurs de notre effectif, qui doivent encore travailler pour devenir de véritables compétiteurs jusqu’au dernier coup de sifflet de l’arbitre.
Journaliste : Comment abordez-vous le huitième de finale face à l’Égypte ?
Bouraima Imorou : C’est un match de CAN comme les autres. Nous allons l’aborder avec l’ambition de le gagner, dans le respect de l’adversaire, mais sans complexe. Il faudra beaucoup d’intensité, de solidarité et surtout de l’efficacité. Le travail a déjà commencé avec le staff technique dès notre retour au camp de base à Rabat.
Journaliste : Quel est l’objectif du Bénin dans cette CAN et, après cette première phase, y croyez-vous encore ?
Bouraima Imorou : Bien sûr que nous y croyons. Nous sommes sur le bon chemin. Notre premier objectif était d’obtenir notre première victoire après 90 minutes dans cette compétition et de nous qualifier pour le second tour. C’est désormais chose faite. Le deuxième objectif est de rééditer l’exploit de 2019 en atteignant les quarts de finale, et l’objectif final est de nous retrouver dans le dernier carré. Impossible n’est pas Béninois.
Permettez-moi de profiter de cette opportunité que vous m’offrez en cette soirée du 31 décembre pour présenter à toute la population béninoise, en particulier aux supporters des Guépards et à l’ensemble du monde sportif, mes vœux de bonne et heureuse année 2026. Que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la paix, de la concorde et du succès.
Méga Sports vous propose des contenus originaux. Fiabilité des informations, Informations en temps réel et dans toutes ses dimensions. Adoptez-le et consommez-le sans modération.
Méga Sports est sur Telegram. Pour recevoir nos contenus directement sur votre appareil, rejoignez-nous en cliquant ICI


