Organisation de la CAN 2028 : Ce qu’il faut réellement savoir des candidatures en course
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Organisation de la CAN 2028 : Ce qu’il faut réellement savoir des candidatures en course

À peine la CAN 2025 refermée, la Confédération africaine de football (CAF) se retrouve déjà face à un nouveau dossier brûlant : l’attribution de la CAN 2028. Selon plusieurs indiscrétions, le pays-hôte pourrait être désigné ce vendredi 13 février à l’occasion de la réunion du Comité exécutif prévue à Dar es Salaam, en Tanzanie. D’après le journaliste Micky Jnr, trois candidatures ont officiellement été enregistrées par l’instance continentale : le Maroc, le duo Afrique du Sud–Botswana et l’Éthiopie.

Le Maroc, un favori naturel ?

La présence du Maroc parmi les candidats peut surprendre au regard des récents remous ayant entouré la CAN 2025. Les tensions liées à la finale ainsi que les rumeurs de désistement pour l’organisation de la CAN féminine 2026 avaient semé le doute sur la volonté de Rabat de replonger immédiatement dans une nouvelle aventure organisationnelle.

Pourtant, sur le plan purement structurel, le Royaume coche presque toutes les cases. Infrastructures modernes, stades rénovés ou en cours de modernisation, expertise organisationnelle éprouvée et dynamique portée par la Coupe du monde 2030 (coorganisée avec l’Espagne et le Portugal) constituent des atouts majeurs. Une CAN 2028 pourrait ainsi servir de répétition grandeur nature avant le rendez-vous mondial.

Afrique du Sud–Botswana : un duo aux réalités contrastées

L’Afrique du Sud dispose d’installations héritées de la Coupe du monde 2010 et d’une solide expérience en matière d’événements sportifs internationaux. Toutefois, le contexte économique et les priorités budgétaires du pays pourraient peser dans l’équation.

Le Botswana, en revanche, représente le maillon plus fragile du duo. Si la coorganisation permettrait de répartir les charges, des investissements conséquents seraient nécessaires pour répondre aux standards de la CAF. Le projet devra convaincre sur le plan logistique et financier.

L’Éthiopie, candidature ambitieuse

La candidature éthiopienne apparaît plus audacieuse. Le pays nourrit une ambition affirmée de revenir sur le devant de la scène continentale, mais il fait face à d’importants défis, notamment en matière de stades homologués et d’infrastructures aux normes internationales.

Pour Addis-Abeba, décrocher la CAN 2028 serait un levier de développement majeur, mais la faisabilité technique sera scrutée avec attention par les membres du Comité exécutif.

Le risque d’un nouveau casse-tête calendaire

En toile de fond, une autre hypothèse circule : un possible glissement de la CAN 2027 vers 2028 si les préparatifs du trio Kenya–Ouganda–Tanzanie prenaient du retard. Ce scénario rappellerait les ajustements déjà observés dans le passé, notamment lorsque l’Égypte avait remplacé le Cameroun en 2019 avant que ce dernier n’accueille finalement l’édition suivante.

Ce contexte ajoute une dimension stratégique supplémentaire au dossier 2028. La CAF devra trancher entre solidité organisationnelle, équilibre politique et stabilité du calendrier.

Une décision aux multiples enjeux

La CAN 2028 sera la dernière avant le passage à un rythme quadriennal. Ce détail renforce encore l’importance du choix à venir. L’instance panafricaine devra privilégier un projet capable d’allier fiabilité, ambition et stabilité.

Entre poids lourds établis et candidatures plus audacieuses, la décision attendue ce vendredi pourrait déjà dessiner une partie de l’avenir du football africain.

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