La route vers la Coupe d’Afrique des Nations 2027 entre dans sa phase décisive. À partir du jeudi 24 septembre 2026, les sélections africaines engagées dans les éliminatoires vont commencer à se disputer les précieux billets pour la phase finale, qui se déroulera au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda du 19 juin au 17 juillet 2027. Une édition historique, puisque la CAN sera organisée pour la première fois conjointement par trois pays.

Après le tour préliminaire disputé en début d’année, 48 nations sont désormais réunies dans la phase de groupes des qualifications. Elles ont été réparties en douze groupes de quatre équipes. Au terme des six journées prévues, 24 sélections seront présentes en Afrique de l’Est pour la grande messe du football africain.

Douze groupes pour 24 places

Le tirage au sort effectué au Caire en mai dernier a livré douze poules aux profils très différents, avec plusieurs confrontations entre habitués de la CAN et des sélections déterminées à retrouver ou découvrir la phase finale.

Dans le groupe A, le Maroc, demi-finaliste de la Coupe du monde 2022 et régulièrement présent au sommet du football africain, sera opposé au Gabon, au Niger et au Lesotho.

Le groupe B réunit l’Égypte, recordman des titres continentaux avec sept sacres, l’Angola, le Malawi et le Soudan du Sud.

Le groupe C propose l’un des chocs les plus attendus de cette campagne. La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre de l’édition 2023, retrouvera le Ghana. La Gambie et la Somalie complètent cette poule.

Le groupe D rassemble l’Afrique du Sud, la Guinée, le Kenya et l’Érythrée. Particularité importante, le Kenya est automatiquement qualifié en tant que pays coorganisateur. La compétition dans ce groupe déterminera donc quelle autre sélection accompagnera les Harambee Stars en phase finale.

Dans le groupe E, la RD Congo, la Guinée équatoriale, la Sierra Leone et le Zimbabwe vont se disputer une place dans une poule particulièrement ouverte.

Le groupe F concerne directement le Bénin. Les Guépards devront se mesurer au Burkina Faso, à la Mauritanie et à la République centrafricaine. Une poule qui oppose donc quatre sélections habituées aux joutes continentales et où chaque point pourrait peser lourd dans la course à la qualification.

Le groupe G est composé du Cameroun, des Comores, de la Namibie et du Congo.

Dans le groupe H, la Tunisie affrontera la Libye, le Botswana et l’Ouganda. Comme pour le Kenya, l’Ouganda bénéficie déjà de sa qualification automatique en raison de son statut de coorganisateur. Une seule autre sélection de cette poule décrochera donc son billet pour la CAN 2027.

Le groupe I réunit l’Algérie, la Zambie, le Togo et le Burundi.

Le groupe J mettra aux prises le Sénégal, le Mozambique, le Soudan et l’Éthiopie.

Le groupe K rassemble le Mali, le Cap-Vert, le Rwanda et le Liberia.

Enfin, le groupe L oppose le Nigeria, Madagascar, la Tanzanie et la Guinée-Bissau. Là encore, la Tanzanie est déjà qualifiée en tant que pays hôte. Une seule équipe parmi les trois autres sélections pourra donc compléter le tableau des qualifiés de cette poule.

Six journées pour décrocher le précieux sésame

Le système de qualification est relativement simple. Les douze groupes se joueront sous la forme d'un championnat avec des matches aller et retour. Chaque sélection disputera donc six rencontres, trois à domicile et trois à l'extérieur.

Dans les neuf groupes ne comprenant aucun pays hôte, les deux premières équipes au classement seront directement qualifiées pour la phase finale.

Le mécanisme est différent dans les groupes D, H et L. Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie étant déjà assurés de participer à la CAN 2027, une seule place qualificative supplémentaire sera attribuée dans chacun de ces trois groupes à l’équipe la mieux classée derrière le pays hôte.

Le calcul permet ainsi d’aboutir aux 24 participants de la phase finale : les trois pays organisateurs déjà qualifiés et 21 sélections issues de la phase de groupes.

Une campagne en trois temps

Les éliminatoires vont s’étaler sur trois fenêtres internationales de la FIFA.

Les première et deuxième journées auront lieu entre le 24 septembre et le 6 octobre 2026. Cette première séquence donnera immédiatement le ton avec plusieurs affiches de prestige.

La première journée verra notamment la Côte d’Ivoire recevoir le Ghana à Bouaké, le Maroc accueillir le Gabon à Rabat, l’Égypte affronter l’Angola au Caire et l’Algérie recevoir la Zambie à Tizi-Ouzou. L’Afrique du Sud sera également opposée à la Guinée, tandis que le Kenya affrontera l’Érythrée.

Après ces deux premières journées, les sélections retrouveront la compétition en novembre 2026. Les troisième et quatrième journées sont programmées du 9 au 17 novembre.

La campagne s’achèvera ensuite en mars 2027, avec les cinquième et sixième journées prévues du 22 au 30 mars. Cette dernière fenêtre devrait permettre de connaître l’ensemble des nations qui rejoindront l’Afrique de l’Est quelques mois plus tard.

Des débuts immédiatement sous tension

La première journée ne manque déjà pas d’affiches susceptibles de donner une première indication sur les rapports de force.

Le duel entre la Côte d’Ivoire et le Ghana constitue notamment l’une des affiches majeures de ce démarrage. Les deux sélections, qui ont chacune une histoire importante dans la compétition continentale, se retrouveront dans une poule où la Gambie et la Somalie tenteront également de jouer leur carte.

Autre rendez-vous attendu, Maroc-Gabon. Les Lions de l’Atlas partiront dans cette campagne avec le statut d’une sélection régulièrement présente dans les grands rendez-vous internationaux, mais devront rapidement prendre leurs repères dans un groupe où le Niger et le Lesotho auront également leur mot à dire.

L’Égypte, sept fois championne d’Afrique, débutera face à l’Angola. De son côté, l’Algérie accueillera la Zambie dans un duel entre deux nations habituées aux compétitions continentales.

La première journée verra également l’Afrique du Sud recevoir la Guinée, avec une rencontre particulièrement suivie dans le groupe D, où le Kenya, déjà qualifié, et l’Érythrée complètent la poule.

Le Bénin face à un groupe à quatre prétendants

Dans le groupe F, le Bénin aura un véritable défi continental à relever. Les Guépards sont placés aux côtés du Burkina Faso, de la Mauritanie et de la République centrafricaine.

Cette poule ne comprend aucun pays automatiquement qualifié. Le principe est donc clair : les deux meilleures équipes au terme des six journées décrocheront leur billet pour la phase finale.

Le Bénin devra ainsi réussir son entrée dans la compétition, gérer les déplacements et surtout éviter de laisser filer des points à domicile. Dans un groupe à quatre équipes, chaque confrontation directe peut rapidement prendre une dimension importante dans la course aux deux premières places.

Le Burkina Faso dispose d’une expérience régulière des grandes compétitions africaines, tandis que la Mauritanie s’est installée ces dernières années parmi les sélections capables de participer aux phases finales de la CAN. La République centrafricaine cherchera, elle aussi, à profiter de cette campagne pour franchir un nouveau cap. Le groupe F s’annonce donc particulièrement disputé.

Une CAN qui fera son retour en Afrique de l’Est

Au-delà des éliminatoires, la CAN 2027 porte une dimension historique. Le tournoi sera organisé conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, une première dans l’histoire de la compétition à cette échelle.

La phase finale est programmée du 19 juin au 17 juillet 2027. Elle marquera également le retour de la CAN en Afrique de l’Est pour la première fois depuis 1976, année où l’Éthiopie avait accueilli la compétition.

Cette édition constituera également une première pour les trois pays organisateurs réunis autour d’une même CAN. La CAF devra ainsi accompagner les pays hôtes dans la préparation des infrastructures, des stades et de l’organisation générale du tournoi.

À quelques mois du coup d’envoi, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a reconnu que des défis subsistaient dans les préparatifs, tout en réaffirmant la confiance de l’instance dans la capacité du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda à respecter les échéances.

Une bataille continentale bien plus large que les seuls grands noms

La particularité de ces éliminatoires réside aussi dans la diversité des profils engagés. Les grandes puissances traditionnelles du football africain seront au rendez-vous, avec notamment le Maroc, l’Égypte, le Nigeria, le Sénégal, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Tunisie et le Mali.

Mais derrière ces habitués, plusieurs nations chercheront à profiter de cette campagne pour confirmer leur progression. La Mauritanie, les Comores, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert ou encore la Guinée ont déjà démontré ces dernières années leur capacité à s’inviter régulièrement dans les grands rendez-vous africains.

Pour d’autres sélections, l’objectif sera de retrouver une compétition qu’elles ont parfois quittée depuis plusieurs éditions. Chaque groupe offrira ainsi sa propre bataille, avec des enjeux différents selon les ambitions et l’expérience de chaque équipe.

Première étape vers l’Afrique de l’Est

La course vers la CAN 2027 commence donc avec une équation simple sur le papier, mais beaucoup plus complexe sur le terrain : six matches pour obtenir l’un des précieux billets vers l’Afrique de l’Est.

Avec 48 nations réparties dans 12 groupes, des confrontations aller-retour et seulement quelques journées pour faire la différence, chaque point aura son importance. Les premières tendances pourront apparaître dès octobre, les rapports de force se préciseront en novembre et les dernières décisions tomberont au printemps 2027.

Pour les sélections africaines, l’objectif est désormais clairement affiché : terminer dans les places qualificatives et décrocher le droit de participer à une CAN qui s’annonce historique par son organisation et son implantation géographique.

Le chemin vers le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda est ouvert. À partir du 24 septembre, le continent entre officiellement dans la bataille.

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