
La tension monte encore d’un cran entre les dirigeants du football mondial. Aleksander Ceferin a livré mardi une attaque particulièrement virulente contre Gianni Infantino et la gouvernance de la FIFA, lors de l’Assemblée générale des clubs européens à Copenhague.
Le président de l’UEFA a notamment ciblé le projet FIFA Forward Enterprise, finalement abandonné après une forte opposition. Cette initiative devait permettre à des investisseurs privés d’acquérir jusqu’à 20 % d’une entité commerciale contrôlée par la FIFA et détenant notamment des droits liés à la Coupe du monde et au Mondial des clubs.
« L’empereur est nu »
Pour illustrer son propos, Ceferin s’est appuyé sur le célèbre conte d’Andersen « Les Habits neufs de l’empereur ». Une référence qui lui a permis de lancer une attaque directe contre la communication de la FIFA.
« L’empereur est nu », a-t-il déclaré, estimant que certains mots utilisés par la FIFA ne changeraient pas la réalité. Ceferin a notamment contesté les notions de « développement », de « démocratisation » et de « consultation » employées pour défendre le projet.
Le Slovène a également accusé certains décideurs de vouloir présenter comme démocratiques des décisions déjà quasiment actées. Il a ainsi appelé les représentants des clubs européens à « dire assez », dénonçant ce qu’il considère comme une mise à l’écart des acteurs censés participer aux grandes décisions du football.
Le projet FIFA Forward Enterprise au cœur du clash
Le projet défendu par Infantino devait créer une filiale commerciale contrôlée par la FIFA. Des investisseurs privés auraient pu prendre jusqu’à 20 % de cette structure, qui aurait détenu des droits sur plusieurs grandes compétitions.
Infantino avait présenté cette initiative comme un moyen de générer davantage de revenus pour le développement du football. Il avait également assuré qu’elle ferait l’objet d’une consultation démocratique auprès des 211 associations membres de la FIFA. Face aux oppositions, le projet a finalement été abandonné.
Ceferin a donc profité de son intervention pour remettre en cause cette présentation et accentuer la pression sur la gouvernance de la FIFA. L’organisation n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations de Reuters.



