
Place au tout ou rien à Toronto. Pour ce troisième et dernier match du Groupe I, Pape Thiaw frappe fort : son onze de départ tranche radicalement avec les prévisions de la presse sénégalaise et internationale. Les Lions de la Teranga, déjà éliminés sur le papier après deux revers, n’ont plus que la victoire pour rester en course parmi les meilleurs troisièmes du tournoi.
Dans les buts, Mory Diaw confirme sa place, comme attendu, en l’absence d’Édouard Mendy, blessé au genou. Devant lui, la défense à quatre se compose d’Ismaïl Jakobs, Abdoulaye Seck et Moussa Nakhaté en charnière centrale, et de Krépin Diatta sur le flanc droit. Une ligne défensive entièrement remaniée par rapport au match contre la Norvège. Au milieu de terrain, c’est également un nouveau visage, Habib Diarra fait son entrée dans le onze, associé à Idrissa Gana Gueye et Lamine Camara. Pape Gueye, lui, démarre sur le banc.
Devant, le sélectionneur a tranché en faveur de la fraîcheur et de la vitesse : Sadio Mané et Ismaïla Sarr encadrent le jeune Ibrahim Mbaye, titularisé en pointe à seulement 18 ans après son but décisif entré en jeu contre la France. Nicolas Jackson, lui, débute sur le banc.
Sans la moindre chance mathématique de qualification mais avec l’envie d’écrire une page d’histoire, l’Irak de Graham Arnold aligne son groupe au complet à un poste près : Aymen Hussein, unique buteur irakien dans cette Coupe du monde, manque à l’appel sur blessure musculaire. Devant Ahmed Basil dans les buts, la défense irakienne associe Hussein Ali, Akam Hashem, Zaid Tahseen et Merchas Doski. Amir Al-Ammari verrouille l’entrejeu, épaulé par Ahmed Qasem, Zidane Iqbal et Zaid Ismael (Jasim) dans un milieu à quatre dense, pensé pour étouffer les transitions sénégalaises. Devant, Ali Al-Hamadi reprend le flambeau offensif, avec Ibrahim Bayesh pour apporter la largeur à droite.
L’enjeu du match
Une seule équation pour le Sénégal, gagner, et si possible avec un large écart de buts pour redresser une différence de buts négative (-3) qui pèse lourd dans la course aux meilleurs troisièmes. Pour l’Irak, à 40 ans de sa dernière participation à un Mondial, l’objectif est de quitter la compétition avec panache et, pourquoi pas, une première victoire historique en phase finale.
Norbert MEGAN YAOVI
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