À la veille du deuxième rendez-vous des éliminatoires de la CAN 2027, Gernot Rohr s’est présenté en conférence de presse ce lundi 28 septembre 2026. Après le nul (1-1) ramené de Ouagadougou face au Burkina Faso, le sélectionneur des Guépards a abordé plusieurs sujets avant le duel contre la Mauritanie.
Les difficultés rencontrées lors de la première période au Burkina Faso, l’état de santé de certains joueurs, le niveau de la Mauritanie, les ambitions du Bénin et l’adaptation au stade Alassane-Ouattara d’Ébimpé étaient notamment au menu.
Rohr revient sur une première période compliquée
Le sélectionneur béninois reconnaît que ses joueurs ont souffert durant les 45 premières minutes face aux Étalons. Il explique cette entame notamment par l’intégration de nouveaux éléments et l’intensité imposée par l’adversaire. « Oui, il est vrai que la première mi-temps a été difficile au Burkina. Pour plusieurs raisons déjà : c’est qu’il y avait de nouveaux joueurs qui avaient besoin d’un peu de temps pour se retrouver. Certains ont fait leur premier match avec nous. Il y avait aussi un adversaire qui a tout mis dans son début de match : beaucoup d’agressivité, beaucoup de vitesse, beaucoup d’explosivité.
Et donc il a fallu en deuxième mi-temps réagir. C’est ce qu’on a fait. Et évidemment, on veut continuer sur ce qui s’est passé en deuxième mi-temps, avec le même état d’esprit, avec du bon football, avec des joueurs qui, j’espère, auront bien récupéré. »
Des incertitudes autour de certains joueurs
Gernot Rohr a également donné des nouvelles de plusieurs joueurs légèrement touchés après le premier match. Hassane Imourane fait notamment l’objet d’une surveillance particulière, tandis que Tamimou souffre d’un problème musculaire.
« Nous avions deux ou trois petits bobos légers. Hassane Imourane, on le soigne, on lui a fait passer une échographie. On va essayer ce soir pour voir s’il peut jouer. Nous avons également eu un petit bobo chez Tamimou, musculaire. Voilà, et puis une incertitude sur une petite indigestion qui s’est passée hier qui a empêché le joueur de s’entraîner.
On pense que ça va aller. Donc c’est une question à la fois de récupération, de retrouver ce jeu qu’on a su faire en deuxième mi-temps, contre un autre adversaire qui est différent, qui a un autre profil, qui est physiquement très solide. J’ai vu que sur le marché des transferts ils valaient le double de notre équipe et qui a des joueurs qui jouent dans des bons clubs.
Donc ça va être un match entre deux leaders du groupe, et qui doit vraiment nous donner beaucoup d’énergie et de motivation pour remporter ce match. »
« On a concédé que deux tirs cadrés »
Malgré une première période difficile, le technicien franco-allemand estime que son équipe a su limiter les occasions franches du Burkina Faso. Il s’appuie notamment sur les statistiques de la rencontre pour défendre le bilan défensif des Guépards.
« Mais le premier match, on vient d’en parler, ça a été difficile. Mais le Burkina est une très bonne équipe, classée devant nous, 60e au classement FIFA, et a des joueurs qui voulaient faire la différence tout de suite devant leur public. On a un douzième homme… Donc, on a souffert en première mi-temps, mais on a concédé un seul but sur un penalty. Et on a concédé en tout et pour tout que deux tirs cadrés. Ce qui veut dire que même si on a subi en première mi-temps, il n’y a pas eu tellement d’occasions de but contre nous.
Et puis nous, si on regarde les statistiques du match, vous les avez eues aussi, on a fait plus de tirs cadrés : 5 contre 2. C’est toujours bon signe. Même si tu n’as pas la possession de balle, tu peux être plus dangereux que l’adversaire. »
Quatre points : l’objectif affiché par Rohr
Après le point obtenu au Burkina Faso, le Bénin peut désormais viser quatre points avant la reprise des éliminatoires en novembre. Pour cela, une victoire contre la Mauritanie est nécessaire.
« Pour fructifier le match nul qu’on a ramené du Burkina, il faudrait demain gagner le match. Et attaquer donc au mois de novembre la deuxième partie des éliminatoires avec idéalement 4 points. Ça, c’est notre désir.
Mais on sait que ça va être difficile. On sait que l’adversaire a déjà 3 points, et que pour eux, un match nul pourrait leur permettre de rester en tête.
Nous avons étudié le jeu de cette équipe, nous savons qu’elle sait très bien jouer au football. Elle a raté la dernière CAN, mais déjà auparavant ils avaient mis des bases pour progresser et pour évoluer sur le plan international de très haut niveau.
On voit où jouent leurs joueurs : il y en a deux qui sont titulaires en France en première division, d’autres qui jouent en Série A, d’autres dans les grands clubs africains, au Maroc et à droite à gauche. Donc, on sait que ça ne va pas être simple.
Mais avec la confiance que le jeu de la deuxième mi-temps nous a donnée, j’espère pouvoir attaquer ce match avec une équipe conquérante. »
Pas de calcul avant le rendez-vous
Alors que les résultats de la première journée ont déjà commencé à dessiner le classement du groupe, Rohr assure que son équipe ne se préoccupe pas des autres résultats. Le sélectionneur veut avant tout que ses joueurs se concentrent sur leur propre parcours.
« Oui, déjà au match aller, on connaissait le résultat des autres. Ça ne nous a pas perturbés ni influencés dans notre approche. Il y a ce match demain qui nous attend. On va essayer de récupérer. On va faire les comptes après.
Nous, on voit notre parcours, et je pense que si on peut s’imposer demain, on aura déjà fait un bon premier pas vers une condition qui peut être favorable pour nous. »
Ébimpé, un stade qui ne dérange pas les Guépards
Initialement habitués au stade Félix-Houphouët-Boigny, les Guépards évolueront cette fois au stade Alassane-Ouattara d’Ébimpé. Un changement qui ne préoccupe pas Gernot Rohr, qui garde un bon souvenir de cette enceinte.
« Le changement de stade ne nous fait pas peur. Il est magnifique, on y a déjà joué contre le Zimbabwe, ça a été une victoire avec un très beau but qu’on a marqué au bout d’une vingtaine de passes.
On peut très bien jouer au football sur ce grand terrain. Que ce soit le Félicia ou ici, on est contents d’être en Côte d’Ivoire. On s’y sent bien. On est bien logés, on peut bien s’entraîner. On a trouvé un peu le chez-soi à Abidjan. »
Le décor est donc planté pour cette deuxième journée des éliminatoires. Avec un point pris au Burkina Faso et une Mauritanie qui arrive avec trois unités, le Bénin sait ce qui lui reste à faire : tenter de décrocher sa première victoire de la campagne ce mardi 29 septembre à Ébimpé.




