La NBA vient de subir un sérieux revers dans son projet européen. Les clubs actionnaires de l’EuroLeague ont rejeté sa proposition de collaboration. Un échec cuisant pour le basket américain.
Réunis près du lac de Côme, les représentants des 13 clubs actionnaires ont tranché après avoir étudié le projet porté par la NBA. Cette décision ouvre la voie à une bataille pour les meilleurs clubs, les joueurs et les revenus du basket européen.
Pour autant, la porte ne semble pas totalement fermée. L’EuroLeague reste ouverte à de futures discussions avec la NBA, même si une éventuelle collaboration ne devrait pas intervenir avant 2028.
L’EuroLeague veut avancer seule
En parallèle, les clubs ont validé le passage vers un modèle de franchises. Le changement doit leur offrir une participation plus durable dans la compétition, contrairement aux licences actuelles.
L’EuroLeague veut également poursuivre son projet d’expansion. La compétition pourrait passer de 20 à 24 équipes, même si aucune décision définitive n’a encore été prise sur ce point.
Les nouvelles licences permanentes pourraient être attribuées dans le mois à venir. Jusqu’à huit places pourraient ainsi être concernées, tandis que les autres seraient distribuées via des licences temporaires, des invitations ou la qualification sportive.
La NBA maintient son offensive
Ce refus constitue un coup dur pour le projet de la NBA. La ligue américaine ambitionne de lancer une compétition européenne de 16 équipes dès 2027.
La NBA bénéficie pourtant d’une popularité grandissante sur le continent. L’EuroLeague a notamment enregistré une hausse de 82 % de son audience télévisée lors des 25 premières journées de la saison 2025-2026, tandis que la NBA continue de développer sa présence à travers ses matchs et ses accords de diffusion.
Les deux parties restent donc face à un choix stratégique. Elles peuvent encore négocier une collaboration ou poursuivre chacune leur propre projet européen.




