Les Guépards sont à l'Obélisque. Pas en tenue de match. En survêtement. Assis sur les marches, debout, les bras qui traînent, un qui fait le V, un autre qui rigole. Derrière, Buenos Aires et son totem. C'est le genre de photo que toutes les délégations font en arrivant. Sauf que celle-ci a un autre poids. C'est la première fois que le Bénin pose là, à quelques heures de jouer l'Argentine au Monumental, pour la dernière de Messi à la maison.
On sent sur les visages que les gars ont compris où ils sont. Il n'y a pas de tension. Il y a de la fierté. Et puis il y a les autres photos. Celles de l'hôtel. Ángel Di María qui débarque. Pas pour une opération de com. Il est venu avec les siens, le groupe de Rosario Central, son club de toujours. Maillot bleu et jaune, survêtement rouge, les mêmes sourires que les Béninois. Ils se mélangent. Ils posent ensemble comme si c'était un seul vestiaire. C'est fraternel. C'est simple.
Il faut mesurer ce que ça veut dire. Di María, champion du monde, meilleur ami de Messi sur un terrain, qui prend le temps de venir saluer les Guépards la veille de la Der. Ce n'est pas anodin. C'est une forme de respect. De remerciement aussi. Merci d'être là. Merci d'avoir accepté d'être l'adversaire de ce match que toute l'Argentine va regarder.
Pour le Bénin, c'est énorme. On parle d'un match qui fera échos dans L'Équipe, Marca, BBC, Canal plus Sports. Jamais un match des Guépards n'a eu une telle caisse de résonance. Et ces images avec Di María, elles vont tourner partout.
Mardi à zéro heure, heure de Cotonou, le ballon va rouler au Monumental. Messi va jouer son dernier match devant son peuple. En face, il y aura le Bénin. Et ces photos de l'Obélisque et de l'hôtel nous disent déjà une chose.Les Guépards ne sont pas venus faire de la figuration. Ils sont venus partager la légende.







