
Le ton est ferme du côté du Comité National Olympique et Sportif Béninois. À moins de deux semaines de la date limite fixée par l’État, l’instance faîtière du sport béninois appelle toutes les fédérations à accélérer leur mise en conformité avec la Loi N°2025-19 du 22 juillet 2025.
Dans une note adressée aux présidents des fédérations, le président du CNOS-BEN, Julien V. Minavoa, évoque une « urgence républicaine ». En cause : le retard accusé par plusieurs structures sportives nationales dans l’actualisation de leurs statuts, pourtant exigée avant le 30 avril 2026.
Des fédérations encore à la traîne
Selon les informations relayées par le CNOS-BEN, de nombreuses fédérations et associations affiliées n’ont pas encore engagé le processus de mise en conformité. Une situation préoccupante, alors que la nouvelle loi impose des exigences strictes en matière de gouvernance et de fonctionnement.
La première étape est pourtant bien connue : organiser une Assemblée générale extraordinaire pour modifier statuts et règlements intérieurs. Une formalité rendue obligatoire par le Décret N°2025-638 du 08 octobre 2025, qui fixe les mentions légales à intégrer.
Face à l’urgence, le CNOS-BEN invite les fédérations concernées à « comprimer les délais » afin de tenir ces assemblées dans les temps.
Un enjeu de gouvernance pour le sport béninois
Au-delà d’une simple formalité administrative, cette mise en conformité est un véritable test de gouvernance pour le mouvement sportif national. Les nouveaux textes exigent davantage de clarté sur l’organisation interne, les ressources, les règles de fonctionnement et la gestion des conflits.
Ils imposent également une meilleure prise en compte des normes internationales, notamment en matière d’éthique, de lutte contre le dopage et de manipulation des compétitions.
Vers un délai supplémentaire ?
Conscient des difficultés, notamment liées aux procédures d’enregistrement en ligne, le CNOS-BEN envisage de solliciter un moratoire auprès des autorités. Cette démarche s’appuierait sur le Décret N°2025-575 du 24 septembre 2025, relatif au registre des associations et fondations. Mais pour l’instance dirigeante, une telle demande ne sera crédible que si les fédérations démontrent une réelle volonté de se mettre en règle.
À quelques jours de l’échéance, le message est clair : le mouvement sportif béninois doit se mobiliser pour rester en phase avec les lois de la République. Faute de quoi, certaines structures pourraient se retrouver en difficulté sur le plan administratif, avec des conséquences directes sur leur fonctionnement. Dans ce sprint final, chaque fédération est désormais face à ses responsabilités.
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